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La grille de Laswell


Le plan Laswell

 


Laswell décrit le processus de la communication à partir de cinq questions : qui ?; dit quoi ?; par quels canaux ?; à qui ?; avec quel effet ? Cette formule a été prolongée par Richard Braddock qui ajoute deux aspects : dans quelles circonstances ? et dans quel but ?. Aujourd'hui, cette façon d'aborder le processus de la communication est perçue comme étant trop mécanique. Par contre, dans l’analyse des aspects d'une communication, sans prétendre en expliquer le processus, ces questions sont d'un grand secours. Dans ce sens, il y en a sept dimensions considérées les " questions-programme ", à savoir :

1-      QUI ? Analyse des caractéristiques du destinateur,
2-      QUOI ? Analyse des caractéristiques du message,
3-      DANS QUELLES CIRCONSTANCES ? Analyse des caractéristiques de la situation,
4-      À QUI ? Analyse des caractéristiques du destinataire,
5-      PAR QUEL CANAL ? Analyse des caractéristiques de l'environnement physique,
6-      DANS QUEL BUT ? Analyse des intentions, des attentes,
7-      AVEC QUEL EFFET ? Analyse du résultat de la communication.

Application


Cette formule demeure efficace pour considérer l'ensemble des paramètres qui entrent en ligne de compte lors d'une interprétation. En considérant chaque question, nous avons les repères qui guident notre préparation (psychologique, linguistique et physique) et nous aident à tendre vers la meilleure interprétation possible.

Exemple d’utilisation des questions-programmes de Laswell dans l'exploration d'une séance d'interprétation :

1- QUI ?


Analyse des caractéristiques du destinateur  donc cherche à savoir le plus possible au sujet des destinateurs. La question " qui ? " peut être explorée en se demandant : qui va prendre la parole ? Est-ce une personne publique comme un ministre ou bien un leader de sa communauté ? Est-ce une personne avec laquelle on se sent mal à l'aise, ou, au contraire, avec laquelle on a déjà un très bon contact ? Les destinateurs ont-ils des caractéristiques particulières comme un fort accent étranger ou l'habitude de parler à toute vitesse.

2- QUOI ?


Analyse des caractéristiques du message. La question " quoi ? " permet de cerner les éléments liés au message. A explorer cette partie en cherchant à savoir sur quoi porte la rencontre ; quel est le domaine et le thème de la rencontre ; le message sera-t-il lu, improvisé ou bien préparé de longue date et récité de mémoire ; le message sera-t-il très technique ; quel est le niveau de langue ?

3. DANS QUELLES CIRCONSTANCES ?


Analyse des caractéristiques de la situation. La question " dans quelles circonstances ? " permet de cerner les particularités qui accompagnent l'événement. Explorer cette partie en répondant à certaines questions : quel est le format de la rencontre (entrevue, conférence, conversation libre en groupe, activité de loisir impliquant beaucoup de déplacements), quelle est la durée de l'activité ?; quelles autres personnes composent l'assistance ? Les particularités propres à la situation comprennent aussi l'existence de certaines règles de conduite ou de certaines façons de faire. Par exemple, l'interprétation judiciaire suppose une forte pression du protocole sur la manière d'interpréter. Plusieurs activités supposent une adaptation de l'interprétation compte tenu du type d'activité qui se déroule. Par exemple, de façon souvent inconsciente, on n'interprète pas de la même façon si un élève fait un exposé oral ou s'il ne fait qu'intervenir pour donner son point de vue. Les circonstances comprennent également les conditions d'embauche et de travail (bénévolat, honoraire, délais entre l'événement et le moment où on fait appel à vos services, interprétation en équipe, etc.).

4. À QUI ?


Analyse des caractéristiques des destinataires-clients. La question " à qui ? " permet de cerner les particularités des personnes qui vont bénéficier de l’interprétation à leur donner. Ici, l’exploration cherche à préciser qui sont les " clients ". Quel mode de communication préfèrent-ils ? Y a-t-il plusieurs sourds ayant des préférences différentes ? Les destinataires ont-ils une bonne connaissance du domaine et des signes techniques qui y sont rattachés ? L'assistance comprend-elle des personnes qui viennent d'une autre région ? 

5. PAR QUEL CANAL ?


Analyse de l'environnement physique. La question " par quel canal ? " permet de cerner les particularités du moyen de diffusion des messages et, par extension, du contexte physique dans lequel l'interprétation se réalise. Au sens strict, le canal fait référence aux moyens techniques de diffusion. Par exemple, un professeur qui fait jouer une bande vidéo choisit le canal télévisuel/audiovisuel pour passer un message ; lorsqu'il se sert du rétroprojecteur, il recourt au canal scripto-visuel ; lorsqu'il parle en français, il emploie le canal audio-vocal ; la langue des signes, pour sa part, emprunte le canal visuo-gestuel. L'exploration de cet aspect mène à identifier les éléments qui peuvent empêcher le plein accès aux canaux de la communication. Ainsi, il est possible de savoir si les conditions d'écoute, de perception visuelle et d'utilisation de l'espace permettent de bien réaliser sa tâche d'interprète. Pour explorer cette dimension se demander : quels sont les éléments techniques et physiques propres à la rencontre ? Qu’est-ce qui relève de l'environnement (éclairage, disposition des tables laissant peu de place à l'interprète, estrade, micro, interprétation en cabine nécessitant des casques d'écoute, visibilité entre l'interprète et les sourds, etc.).

Dans le passé, il y a eu parfois l'erreur de confondre l'interprète avec le canal de la communication. Heureusement, ce n'est plus le cas. Dans une situation d'interprétation, la communication entre les Sourds et les entendants ne passe pas entièrement par l'interprète : beaucoup de messages sont décodés entre les participants à partir de la tenue vestimentaire, des gestes naturels, de la posture, des expressions faciales, de différents indices dénotant l'engagement des protagonistes dans l'échange comme la rapidité à répondre, l'intensité affective dans la façon de s'exprimer, la longueur des réponses, etc. Bien que la tâche de l'interprète soit de permettre l'accès au contenu des paroles d'une langue à l'autre, il ne peut être lui-même un canal et on comprend facilement qu'en tant qu'intermédiaire linguistique entre deux partenaires conversationnels, sa présence ajoute à la complexité des voies de communication.

6. DANS QUEL BUT ?


Analyse des intentions et des attentes. La question " dans quel but ? " permet de cerner l'intention des personnes qui prennent la parole. L'humour, l'ironie, la critique, l'explication, la persuasion, l'évaluation sont autant d'intentions qui peuvent motiver le destinateur. Le message poursuit une visée et l'interprète doit produire un sens équivalent dont la forme respecte l'intention première. Souvent, il est possible de rendre le sens d'un message sans pouvoir conserver le style humoristique, ou sarcastique, ou simplement taquin de certaines répliques. Tendre vers la meilleure interprétation possible, c'est certainement accorder une grande importance au but, en plus d'être fidèle au contenu des messages. Ce ne sont pas les discours formels qui posent problème ici mais bien souvent les situations informelles où le sens de la répartie donne toute sa couleur aux interactions. Un moment d'hésitation, un mauvais ton de voix et la réplique tombe à plat. L'intention est étroitement liée à la question suivante concernant le résultat. Le but poursuivi se confond à l'effet attendu.

7. AVEC QUEL EFFET ?


Analyse des résultats. La question " avec quel effet ? " permet de cerner la réaction du destinataire au message qui lui est destiné. Cette réaction est un élément central sur lequel la relation entre tous les participants va se construire. Le destinateur s'en remet aux signes extérieurs qui témoignent de l'efficacité de la communication. En présence d'un interprète, le destinateur craint une perte de contrôle sur sa capacité à se faire comprendre par le destinataire. Ainsi, son attention est très fortement axée sur la qualité des réactions de son vis-à-vis.

En résumé, les « questions-programmes » offrent des pistes d'analyse variées et assez complètes. Il y manque cependant l'aspect des relations entre les différentes dimensions. C'est donc un outil qui manque un peu de profondeur. Par contre, l'interprète peut facilement faire les analyses croisées qui mènent à une évaluation fine d'une séance d'interprétation. Par exemple, mettre en relation les caractéristiques du destinateur et celles du contexte ou la teneur des messages par rapport aux convictions des destinataires, etc. L'utilisation d'une grille de ce genre peut s'avérer utile en vue de la préparation d'une séance ou encore en vue de l'évaluation rétrospective de sa performance. Cette analyse sert souvent à démêler les circonstances qui entourent une difficulté d'interprétation qui est survenu à un moment donné. En faisant le bilan des différents aspects propres à la séance, il est parfois possible de comprendre l'évolution d'une situation. Bref, le plan de Laswell pose les questions en vue de cerner une situation. 

Voir le lien ci-dessous pour encore plus d'information :

http://74.125.113.132/search?q=cache:2BCEnEK4o_YJ:www.unites.uqam.ca/prof/fpe1623/fichiers/LaswellH2004.ppt+grille+de+laswell&cd=2&hl=fr&ct=clnk&gl=ca&lr=lang_fr

Curriculum vitae

Formation

-         Maîtrise en communication de l’Université de Montréal.

-         Certificat en Droit de l’UdeM.

-         Baccalauréat bidiciplinaire spécialisé en communication et politique de l’UdeM.

-         Langues parlées et écrites : français, anglais et espagnol.

-         Formation pour les auxiliaires d’enseignement offerte en collaboration avec la Faculté des arts et des sciences de l’UdeM.

 

Expériences 

-         Agente de communication pour Médecins sans Frontières-Montréal.

-         Fondation du Club de bénévoles Médecins sans Frontières à l’Université de Montréal.

-         Rédactrice en chef pour la revue Dire des cycles supérieurs de l’UdeM.

-         Responsable publication et diffusion Revue Management international de HEC.

-         Auxiliaire d’enseignement pour le cours Industries culturelles à l’UdeM.

-         Rédactrice contractuelle pour la Ville de Montréal (contrat de neuf mois).

-         Gestion de dossiers pour le SRAM.

-         Membre du Laboratoire de recherche Langage, Organisation et Gouvernance (LOG) à l’UdeM.

-         Connaissance d’Internet et des logiciels de bureau.

-         Voyages : France, Italie, Autriche, Allemagne, États-Unis, Canada (Québec et autres provinces).

-     Permis de conduire et voiture.

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